Les premiers échos de l’oeuvre de Marcel Proust en Roumanie
Synopsis
Dans cette étude, nous nous donnons pour but d’analyser les premiers échos de l’œuvre de Marcel Proust en Roumanie à partir de 1920. Se trouvant à Paris comme étudiant, Mihai Ralea envoie une lettre, publiée dans la revue Viața Românească, dans laquelle il fait référence au Prix de l’Académie Goncourt décroché par Marcel Proust pour son roman À l’ombre des jeunes filles en fleurs. Les premiers articles sur l’œuvre de Proust sont signés par Mihai Ralea, F. Aderca, Cora Irineu, B. Fondane, G. Ibrăileanu, Mihail Sebastian. Cette période, qui a duré à peu près une décennie, entre 1920 et 1929, est une étape d’adaptation, de découverte des nouveautés du discours narratif imposé par le modèle proustien. Parmi ces nouveautés nous pouvons nommer les techniques de représentation de la trame narrative ou la modification des rapports de force entre l’individu et l’univers, car l’individu n’est plus subordonné au déterminisme social et héréditaire, ce qui suscite la confusion des spécialistes. F. Aderca, Mihail Sebastian et G. Ibrăileanu devinent le génie du romancier français, dont l’analyse minutieuse utilisée dans son œuvre les fascine. Tout le monde n’admire pas l’écriture de Proust, comme Paul Zarifopol, qui voit en Marcel Proust un détracteur du style classique. En Roumanie de l’entre-deux- guerres, le roman-fleuve À la recherche du temps perdu a imposé la tendance littéraire que l’on appelle « le proustianisme ».
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